Il s’agit en effet des règles concernant la nourriture que l’on a coutume d’appeler la « casheroute ». Dans ces passages, certains animaux sont considérés comme impurs, les porcs en premier lieu parce qu’ils vivent dans leur fange et que leur viande se garde très mal. Après la venue et la résurrection de Jésus, les apôtres se sont réunis pour étudier cette question-là. En effet, les chrétiens issus du judaïsme continuaient d’observer ces règles. Mais de plus en plus de païens devenaient chrétiens. Devait-on forcer ces derniers à suivre ces règles ? La réponse fut claire : non. Saint Pierre aura même une vision à ce sujet dans le livre des Actes des Apôtres au chapitre 11 : « Ce que Dieu a déclaré pur, toi ne le déclare pas impur. » (verset 9). La question sera définitivement tranchée par les apôtres réunis en assemblée en Ac 15.
A la lumière de Jésus-Christ, il y a des choses de l’Ancien Testament qui sont devenues caduques. Pour nous chrétiens, c’est toujours avec Jésus et en Lui que nous lisons la Bible. Nous ne sommes pas une religion du livre mais de la personne. C’est en Jésus que se révèle pour nous le vrai sens de la Loi de Moïse. Comme le dit Saint Paul lui-même, l’Ancien Testament est devenu pour nous une pédagogie vers Jésus-Christ (Galates 3,24-25). Nous ne vivons plus sous le régime de la Loi de Moïse mais sous le régime de la foi en Jésus-Christ en laquelle la Loi trouve son sens.
Père Thierry Sauzay

Un chrétien peut-il manger du porc ?